TRANSVERSUS N°6

3,00

Editorial 
 » Ne dis pas qu’il existe quelque chose qu’on ne saurait entendre, car, un jour il finira par être entendu.  »
Ce vieil adage oriental, traduit à sa façon la nouvelle réalité des risques dans un univers globalisé, interdépendant et hypermédiatisé. Si l’on devait le reformuler dans le langage contemporain des gestionnaires du risque, on pourrait dire qu’il n’existe aucun évènement dont la probabilité d’occurrence est nulle et que l’impensable ou l’impossible peut survenir à chaque instant.
La destruction des Twins Towers le 11 septembre 2011 a symboliquement ouvert une nouvelle page dans l’univers des catastrophes. Le mode opératoire utilisé par les kamikazes et l’incapacité des services de sécurité à penser l’impensable a produit un évènement dont la résonance médiatique et les conséquences économiques et géopolitiques marqueront l’histoire pour quelques décennies. D’autres évènements dramatiques dont les signaux annonçaient l’imminence ont vu le jour : crise des subprimes, dettes des états souverains, incident nucléaire de Fukushima, etc. Ils surprennent à la fois par leur intensité systémique et la destruction colossale de valeur qu’ils entraînent dans leur sillage.
En réponse à ces évènements, on a vu fleurir un cadre légal et réglementaire de plus en plus contraignant dans le but de prévenir ces risques et d’en minimiser les impacts. Les gestionnaires des risques vont donc être soumis à un double impératif: démontrer aux autorités de contrôle la conformité des opérations avec le cadre légal en vigueur, tout en maintenant leur capacité à anticiper les risques futurs. La démarche processus fournit à cet égard un cadre organisationnel qui participe pleinement de la gestion des risques. Les gestionnaires de risques vont s’appuyer sur la réalité vivante des processus pour identifier les défaillances organisationnelles et techniques. Il s’agira aussi de capter les signaux d’une crise en gestation et accroître, via des programmes de sensibilisation et d’information, la vigilance des acteurs sur les risques encourus.
Et c’est finalement dans cet équilibre entre exigence formelle de conformité et élaboration de scénarios pour demain que la gestion des risques prendra toute sa dimension.
Pierre Bourgoin, Directeur de l’audit du contrôle des risques, Orange

Direction de la rédaction: Jean-François David  &  Hervé Guyader    86 pages

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Editorial 

 » Ne dis pas qu’il existe quelque chose qu’on ne saurait entendre, car, un jour il finira par être entendu.  »
Ce vieil adage oriental, traduit à sa façon la nouvelle réalité des risques dans un univers globalisé, interdépendant et hypermédiatisé. Si l’on devait le reformuler dans le langage contemporain des gestionnaires du risque, on pourrait dire qu’il n’existe aucun évènement dont la probabilité d’occurrence est nulle et que l’impensable ou l’impossible peut survenir à chaque instant.
La destruction des Twins Towers le 11 septembre 2011 a symboliquement ouvert une nouvelle page dans l’univers des catastrophes. Le mode opératoire utilisé par les kamikazes et l’incapacité des services de sécurité à penser l’impensable a produit un évènement dont la résonance médiatique et les conséquences économiques et géopolitiques marqueront l’histoire pour quelques décennies. D’autres évènements dramatiques dont les signaux annonçaient l’imminence ont vu le jour : crise des subprimes, dettes des états souverains, incident nucléaire de Fukushima, etc. Ils surprennent à la fois par leur intensité systémique et la destruction colossale de valeur qu’ils entraînent dans leur sillage.
En réponse à ces évènements, on a vu fleurir un cadre légal et réglementaire de plus en plus contraignant dans le but de prévenir ces risques et d’en minimiser les impacts. Les gestionnaires des risques vont donc être soumis à un double impératif: démontrer aux autorités de contrôle la conformité des opérations avec le cadre légal en vigueur, tout en maintenant leur capacité à anticiper les risques futurs. La démarche processus fournit à cet égard un cadre organisationnel qui participe pleinement de la gestion des risques. Les gestionnaires de risques vont s’appuyer sur la réalité vivante des processus pour identifier les défaillances organisationnelles et techniques. Il s’agira aussi de capter les signaux d’une crise en gestation et accroître, via des programmes de sensibilisation et d’information, la vigilance des acteurs sur les risques encourus.
Et c’est finalement dans cet équilibre entre exigence formelle de conformité et élaboration de scénarios pour demain que la gestion des risques prendra toute sa dimension.
Pierre Bourgoin, Directeur de l’audit du contrôle des risques, Orange

Direction de la rédaction: Jean-François David  &  Hervé Guyader    86 pages

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